Group exhibition
Exposition collective
18.09.2026—10.10.2026
Galerie Loevenbruck
6, rue Jacques-Callot
Paris, FR
Opening:
Vernissage :
17.09.2026, 18h-21h
Mes Dalton Avec : With: Pierre Ardouvin, Pierre Besson, Michel Blazy, Lilian Bourgeat, Anne Brégeaut, Céline Cléron, François Curlet, Michael Dans, François Dufeil, Sammy Engramer, Makiko Furuichi, Michel Gouéry, Sébastien Gouju, Laurent Le Deunff, Jacques Lizène, Vincent Mauger, Anita Molinero, Daniel Nadaud, Bruno Peinado, David Posth-Kohler, Céleste Richard-Zimmermann, Elsa Sahal, Michaela Sanson-Braun, Christophe Terlinden, Didier Trénet, Clémence Van Lunen, Stéphane Vigny
Curated by:
Commissariat :
Bertrand Godot
Sur une invitation d’Hervé Loevenbruck faite à Bertrand Godot, la galerie Loevenbruck présente « Mes Dalton », une exposition collective qui réunit vingt-sept artistes avec lesquels ce dernier a collaboré au fil de trente années de programmation.
L’intitulé est emprunté aux célèbres personnages de bande dessinée1 – figures d’un absurde teinté de violence et de farce –, hors-la-loi qui ont aussi réellement existé. Il porte en lui quelque chose d’affectueux et de revendicatif à la fois : mes Dalton, ceux que l’on reconnaît comme étant les siens.
Bertrand Godot a dirigé trente ans le programme artistique de la chapelle du Genêteil, à Château-Gontier, inauguré en 1996. Dans ce lieu atypique – une chapelle romane de grand volume, haute de plafond, a priori peu destinée à l’art contemporain – il a construit patiemment une histoire de l’art singulière, conviant une génération d’artistes souvent en devenir, parfois oubliés, toujours choisis avec une liberté rare. Son éviction brutale, l’an dernier, au terme de trois décennies de fidélité, est le point de départ de cette exposition.
« Mes Dalton » n’est pas une rétrospective ni un manifeste ; c’est une scénographie. En entrant dans l’espace d’exposition, le visiteur découvre d’abord des œuvres de petits formats posées au sol ; plus il avance, plus les formats grandissent. Un sentiment d’élévation en résulte – au sens propre, figuré, érotique et sacré tout à la fois –, qui oblige progressivement à lever les yeux. Bertrand Godot décrit ce dispositif comme une métaphore de l’inégalité sociale : le petit se faisant manger par le gros. Mais aussi comme une incitation à retrouver des valeurs qui ne soient pas que marchandes ou culturelles.
L’exposition s’achève sur un point d’orgue : le triptyque Eau, Air, Feu2 de François Curlet, seule pièce accrochée au mur, placée à l’arrière de l’espace tel un fond d’écran. Entre geste privé et symbole universel, l’œuvre pose silencieusement une question sur le corps, l’argent et le pouvoir.
Notes
1. Et à une première exposition, éponyme: « Mes Dalton », Château-Gontier, chapelle du Genêteil, 4 juillet-30 août 2009.
2. Ces photographies de Pierrette Le Pen ont été réalisées pour le magazine Playboy de juillet 1987, parce que son mari, Jean-Marie Le Pen, lui a refusé une pension alimentaire dans le cadre de leur divorce. Il lui avait conseillé de faire des ménages pour gagner de quoi vivre ; elle l'a pris au mot en posant en soubrette pour le magazine.
Bruno Peinado
Sans titre, Nègre colonial, 2003
Bruno Peinado
Sans titre, Nègre colonial, 2003
Sans titre, Nègre colonial, 2003
Sans titre, Nègre colonial, 2003
Résine, peinture polyuréthane
50 × 20 × 20 cm
Courtesy galerie Loevenbruck, Paris
© ADAGP, Paris. Photo tous droits réservés.
19 11/16 x 7 7/8 x 7 7/8 in
Courtesy galerie Loevenbruck, Paris
© ADAGP, Paris. Photo all rights reserved.
50 × 20 × 20 cm
Courtesy galerie Loevenbruck, Paris
© ADAGP, Paris. Photo tous droits réservés.
Courtesy galerie Loevenbruck, Paris
© ADAGP, Paris. Photo all rights reserved.